RESTAURANTS - GENEVE

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« LE COUP DE FOURCHETTE »
 
Nous sommes deux épicuriennes, qui adorons depuis des années découvrir de bons petits restaurants dans le canton de Genève et ses environs, en famille ou entre amis.

Si la plus part du temps nous sommes satisfaites de nos découvertes, il y a aussi des déceptions.
 
C'est pour celà, que nous aimerions faire partager nos coups de fourchettes et nos coups de gueules avec tous ceux qui sont dans le même cas que nous.
 
Alors venez nombreux nous rejoindre sur notre blog, en mettant vos commentaires sur chaques articles (en bas de page), afin de nous faire partager vos appréciations.
 
 
Signé
Le Coup de Fourchette ou Le Coup de Gueule
 
 
 
 
Nous noterons nos appréciations comme suit :
 
 
Excellent  *****
Très bon   ****
Bon           ***
Moyen       **
Mauvais     *
 

 

Le long de l’Avenue de la Gare des Eaux-Vives séparée en son milieu par une lignée de platanes centenaires, sur sa gauche la gare, dont-on ne sait pas très bien si elle est ou non toujours en fonction, entourée de vieux entrepôts appartenant à des entreprises artisanales depuis longtemps établies, cette ambiance donne le sentiment que le temps dans ce morceau de quartier, c’est arrêté à une autre époque.
 
Juste en face de la gare se trouve le café restaurant « Les Voyageurs », dans un de ces anciens immeubles du 19ème siècle, bien cossu. Si vous ne connaissez pas les lieux faits attention à ne pas entrer dans le restaurant qui le jouxte (c’est trompeur), comme on l’a fait.
 
En arrivant, on est accueilli chaleureusement par deux charmantes personnes, ainsi que par le patron, qui vous guide à votre table. L’ambiance est dans un style « vieux » bistrot avec son imposant bar et une déco simple, qu’on n’y prête pas attention. 
 
En vous apportant la carte, le patron vous énumère de tête (en précisant les prix, ce qui n’apporte pas de mauvaise surprise à la fin) un imposant complément à la carte, qui elle-même est déjà très variée. Celle-ci se compose essentiellement de cuisine traditionnelle, tel qu’en entrée 3 superbes poireaux vinaigrette, tendre à souhait, pour les plats principaux, 2 beaux filets de loup (sans arrête) avec ses petits légumes en garniture ou une cassolette de cuisses de grenouilles provençale, avec des frites.
 
Assez rare pour le souligner, le patron vous présente lui-même et vous conseil, dans un grand panier en osier sont choix de vins du mois à déguster en bouteille ou au verre. Ce qui nous a permis d’apprécier un très bon Bourgogne.
 
Côté desserts, ceux-ci sont multiples et variés, une authentique crème brûlée et une Ile flottante qui est composée de deux magnifiques boules de blanc battu en neige, recouvertes de sucre caramélisé et sa crème vanille.
 
Le service est rapide (même un peu trop à mon goût), malgré le restaurant bondé, les plats sont joliment présentés et copieux.
 
 
Accueil            * * * *
Service            * * * *
Qualité            * * * *
Prix                 * * * * (compter entre 65 et 70 francs p/personne)
 
 
 
Signé
Le coup de fourchette
 
Je connaissais le Bistrot Dumas du temps des anciens propriétaires, partis depuis faire le tour du monde à vélo, dont on a suivi les explois dans la TDG, puis plus rien, alors si vous avez des nouvelles...  Toujours dans le même décor très Art Nouveau, rien n’a vraiment changé.
 
Si, peut-être l’accueil qui n’est pas le fort du nouveau propriétaire, mais heureusement que l’un de ses garçons du moins est accueillant et fort sympathique.
 
La carte est composée de mets de brasserie Lyonnaise, tel que l’assortiment de rillettes de canard, oie et porc, servi à volonté dans des terrines avec des tranches de pain grillé (attention si vous en mangez trop, vous n’aurez plus faim pour la suite), un millefeuille d’aubergine au fromage de chèvre. En plats principaux, confit de canard (servi pas très chaud) accompagné d’un petit gratin de pomme de terre, saucisson découpé en tranches servi avec des lentilles ou un tartare de bœuf coupé au couteau et assaisonné à votre goût, avec comme assortiment des frites et des tranches de pain grillé.
 
Et moi, n’ayant pas pris d’entrée, je me suis réservée pour le dessert, un magnifique millefeuille aux poires et crème fraîche, un délice.
 
Pour accompagner ce repas, nous avons bu un pichet de vin rouge dont j’ai oublié le nom, car il n’était pas fantastique.
 
Au moment de partir, personne nous a dit au revoir, ni remercié !
 
Dommage, ça choc un peu, mais bon, on est commerçant ou on ne l’est pas !
 
 
 
Accueil            * * (mis à part le garçon)
Service            * * *
Qualité             * * *
Prix                  * * *  (compter entre 65.- et 75.- p/pers.)
 
 
 
Signé
Le coup de fourchette
 
Pas retournée depuis des années et voilà que j’y retourne à quelques semaines d'intervalles, j’y ai pris goût et je n’ai pas été déçue.
 
Cette fois installée dans une des salles à l’arrière, sur fond de musique classique, juste pour passer une bonne soirée et bien manger, nous avons essayé des plats plus classiques, comme le filet de bœuf sauce aux morilles cuisson saignante extra et des aillerons de poulet, qui en fait étaient des pillons mais ce n’est pas grave car ils étaient très bons, le tout arrosé d’un très bon vin rouge chilien, aux arrières goût de fruits des bois.
 
Et comme nous n’avions pas pris d’entrée, nous avons pu nous laisser tenter par une délicieuse tatin avec de la double crème.
 
Rien n’a redire, tout était parfait.
 
 
 
Accueil             * * * *
Service             * * * *
Qualité             * * * *
Prix                  * * * * (compter entre 60 et 70 francs p/pers.)
 
 
 
Signé
Le coup de fourchette
 
Vieux bistrot genevois réputé pour ses fondues et bien, on n’a pas été déçue du détour.
 
Pour changer un peu, on a voulu essayer une fondue à la tomate, ce n'est pas courant et tellement bon quand elle est bien faite !
 
Une vraie fondue à la tomate comme on peut en manger en Valais, ça doit avoir la consistance d’une fondue et celle de la raclette, puisque celle-ci est servie avec une louche et se mange dans une assiette, accompagnée de pommes de terre. Mais voilà, il ne suffit pas de faire une fondue classique et d’y ajouter un semblant de tomates, pour appeler ça « fondue à la tomate ».
 
Ils font aussi d’autres plats comme les endives au jambon (il est rare d’en trouver dans les restaurants). Mais voilà, les clients ne doivent pas en commander souvent, car elles étaient absolument immangeables. Elles avaient certainement été pré-cuites vu le goût ainsi que l’aspect et de plus le jambon était sec, à tel point qu’elles sont reparties en cuisine, sans histoire et qu’à la place on nous a proposé des malakoffs corrects.
 
J’ai l’impression qu’il ne reste plus qu’une ancienne notoriété dans ce lieu, car même l’accueil n’est pas formidable.
 
La prochaine fois, je vous dirai où aller manger une excellente fondue.
  
 
 
 
Accueil             * *
Service             * *
Qualité             * *
Prix                  * * (compter entre 60 francs p/pers.)
 
 
 Signé
Le coup de gueule
 
Comment transformer un lieu sans vie en un lieu de vie branché où tout le monde se retrouve ?
 
1) Prendre un grand espace, le séparer en deux, d’un côté mettre le Lounge Bar pour prendre un verre avant d’aller manger et de l’autre côté mettre le Restaurant.
 
2) Dans le mur de séparation, faire deux grandes ouvertures ovales, ce qui donne un petit air année 70 et peindre la totalité des murs en gris.
 
3) Laisser le sol à l’état de chape en béton brut.
 
4) Suspendre quelques lampes toujours de forme ovale en tissu blanc qui diffusent une lumière tamisée et au centre une touche de lumière rose.
 
5) Meubler le tout d’un mobilier contemporain style année 70. Mettre des tables carrées grises avec autour, le long des murs, de grands bancs en simple planche de bois peints en gris et sans coussin (afin de libérer les tables le plus rapidement possible !!!)
 
6) Y ajouter des chaises baquets en plastique blanc, pour égayer un peu.
 
7) Et surtout le grand must en ces temps, la vue sur la cuisine (on ne cache rien) !
 
8) Ne pas oublier le fond musical, qui vous oblige à hausser le ton pour vous faire entendre de votre voisin.
 
Mais revenons-en à la carte ! Elle est originale et propose un mélange de plats classiques et d’autres plus, dirons-nous recherché, tel que :
 
Crevettes Tigre caramélisées au citron vert sur un lit de rampon et salade verte et une petite mousse d’avocat. Malheureusement, les crevettes sont trop cuites et pour la sauce, le citron domine. Le tout est beaucoup trop relevé, votre palais est perdu entre l’acidité, le piquant et un goût trop prononcé de coriandre pour la mousse d’avocat.
 
Une salade de poulpes laqués au vinaigre balsamique sur salade de roquette. Les poulpes n’ont de laqués que le nom et n’ont que le goût du vinaigre balsamique.
 
Il est rare que je donne le prix des plats, mais là, ça en vaut la peine : les salades en plat à 28.-(peuvent être prises également en entrée). Heureusement, elles sont très joliment présentées sur assiette carrée de porcelaine blanche.
 
Pour arroser tout ça, nous avons bu un vin chilien sans saveur (dont j’ai oublié le prix, pas plus mal) et nous n’avons pas pris de dessert, par peur, certainement, d’être déçue.
 
Ce qui est formidable dans tout ça, c’est qu’à la fin du repas, on vous remet un petit questionnaire, afin de connaître votre appréciation (c’est bon signe, ils s’intéressent à l’avis des clients) ! Et à la clé, un concours avec comme gain : un repas pour deux. Mais nous ne risquons pas de gagner, car évidemment, notre appréciation n’était pas très élogieuse, ou peut-être que si, s’ils veulent nous montrer qu’ils peuvent faire mieux.
 
Au moment de notre départ, alors que nous passions nos manteaux, un serveur est venu nous apporter un petit digestif. Nous en avons déduit que les réponses aux questionnaires avaient déjà fait mouche, espérons-le !
 
Les points positifs, les deux endroits sont non-fumeur. C’est génial et pour ceux qui ne peuvent résister, des cendriers sont disposés à l’extérieur. Le service est correct et le personnel est sympathique et souriant.
 
 
 
Accueil             * * *
Service             * * *
Qualité             * *
Prix                  * *  (compter entre 70 et 80 francs p/pers.)
 
 
 
Signé
Le coup de gueule
 

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CITATIONS

Avant de manger ou de boire quoi que ce soit, demande-toi avec qui tu vas manger ou boire, plutôt que ce que tu vas manger ou boire : car se restaurer sans ami est le fait d’un lion ou d’un loup
Epicure
De toutes les choses que la sagesse nous procure pour nous aider à vivre heureux toute notre vie, la plus grande est de loin l’amitié
Epicure
La nourriture la plus simple procure le même plaisir que des mets recherchés, quand elle calme la douleur de la faim
Epicure
 
Etre pompette, c’était sentir tourner le monde et en être le roi
Herwin Mortier
L’art est le plus beau des mensonges 
Claude Debussy
La valeur de la critique dépend de la compétence des critiques, non de leur nombre ou de leur rang 
Socrate
Mon cœur est saturé de plaisir quand j’ai du pain et de l’eau 
Epicure
Je vais te dire ce que j’ai aimé aujourd’hui, c’est ceci : « Quels progrès, me demandes-tu, ai-je faits ? J’ai commencé à être un ami pour moi-même. » 
Sénèque à Lucilius
 Ce n’est pas tant l’intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux. 
Epicure 

En amour comme en mer, le calme plat rassure, mais on n'avance pas
Auteur inconnu

Il ne faut pas tant regarder ce que l'on mange que celui avec lequel on mange
Epicure
 
Tout plaisir est, de par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit pas être recherché; pareillement toute douleur est un mal, mais toute douleur ne doit pas être évitée à tout prix.
Epicure
 
Le soleil ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre
Henri Le Saux
 
C'est tellement mystérieux, le pays des larmes
Antoine de Saint-Exupéry 

Une autre consolation, si l’on est accusé d’anormalité, est l’amitié, un ami étant, entre autres choses, quelqu’un d’assez bienveillant pour voir en nous plus de normalité que ne le font la plupart des gens. 
Montaigne

Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l’on t’a confisqué
Yasmina Khadra 
La connaissance parle, mais la sagesse écoute
Jimi Hendrix

La vie est faite de morceaux qui ne se joignent pas, Mademoiselle Brown.
Et le cœur se déchire quand les chiens sont lâchés.
Amour, Amour ...
 
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